Vacances de Noël, le premier cap 🎅🎄🤶

Les vacances de Noël approchent et les stations de ski s’apprêtent à accueillir les vacanciers venus de tous horizons afin de leur proposer un séjour inoubliable. Mais attention, danger ! Concernant les saisonniers, il est important de garder en mémoire que les vacances sont pour les autres.

S’élancer dans la poudreuse, profiter d’une raclette accompagnée d’un petit vin du pays, participer à une descente aux flambeaux ou préférer le sauna pour se réchauffer, ce sont quelques joies parmi toutes celles qui agrémentent un séjour aux sports d’hiver. Dans ce cadre magique, loin de la grisaille de la ville, on pourrait presque en oublier que l’on est ici pour travailler. Comment rester vigilant et ne pas tomber dans le piège, au risque de perdre pied et de se retrouver complètement dépassé par la situation ?

Garder le rythme

Cette pĂ©riode des premières vacances d’hiver, ponctuĂ©e par la fĂŞte de NoĂ«l et par le Nouvel An, entraĂ®ne des changements de rythme, des ruptures qui pourraient donner envie de lever le pied certains jours, de faire la fĂŞte comme tout le monde et de se donner du bon temps, au risque de se retrouver le jour suivant dans un Ă©tat second, traĂ®nant les pieds, se montrant peu opĂ©rationnel, fatiguĂ©, dĂ©calĂ©, ralentissant tout le monde et Ă©tant un poids mort pour l’ensemble de l’équipe. 
Au contraire, c’est en veillant Ă  garder un rythme soutenu, Ă  observer des horaires rĂ©guliers dans la mesure du possible et des temps de sommeil suffisants que le saisonnier restera efficace et fiable. C’est un Ă©quilibre qui n’est pas toujours facile Ă  trouver, mais qui sauvegardera Ă  la fois la santĂ© et l’efficacitĂ© de la personne. 
Les vacances de Noël, ce sont donc deux semaines intenses au cours desquelles il ne faut rien lâcher – ni se relâcher – car la saison ne fait que commencer. De novembre à mars, c’est une course de fond que l’on aborde avec endurance et persévérance.

Tenir ses engagements

Recruter un saisonnier demande du temps et de l’énergie, c’est pourquoi les employeurs s’y prennent tĂ´t dans l’annĂ©e. De la sorte, il n’est pas possible, pour un saisonnier, de lâcher son employeur Ă  la fin des vacances de NoĂ«l en le laissant dans l’embarras et en l’obligeant Ă  refaire toutes les dĂ©marches d’un recrutement pour trouver de nouveau quelqu’un alors que la saison bat son plein ! Quand on s’engage pour la saison, on se donne les moyens d’aller jusqu’au bout. 
Il faut donc savoir anticiper et prévoir les mois à venir, de façon à se rendre disponible pour honorer son contrat du début à la fin. Car il n’y a pas que l’employeur qui se trouve concerné et qui en pâtira. Pensons à l’esprit d’équipe qui règne dans ces emplois saisonniers : quand un employé n’est pas là où il devrait se trouver, c’est toute l’équipe qui en subit les conséquences. Ne serait-il pas injuste que la défaillance de l’un retombe sur ses collègues, déjà bien occupés par ailleurs ?

Faire la différence

Se trouver dans un cadre magnifique au cĹ“ur des montagnes enneigĂ©es ne doit pas faire oublier au saisonnier que, de son travail au service des vacanciers, dĂ©pend la satisfaction du client et la rĂ©ussite de son sĂ©jour. 
En Ă©tant ponctuel, en se montrant motivĂ© et impliquĂ©, le saisonnier fera la diffĂ©rence. Quel sera son challenge ? ĂŠtre celui sur qui l’on peut compter en se montrant d’humeur Ă©gale, en agissant de façon responsable et sĂ©rieuse, en faisant preuve de rĂ©gularitĂ©. 
Bien utiliser ses temps libres et son jour de congĂ© hebdomadaire est le secret de la rĂ©ussite : ce jour doit ĂŞtre un temps bĂ©nĂ©fique dont la personne revient reposĂ©e et prĂŞte Ă  se remettre au travail, et non un dĂ©fouloir total dont elle mettra trois jours Ă  rĂ©cupĂ©rer. 
Il serait dommage de ne pas profiter pleinement de tous les avantages de ce type de contrat de travail : vivre une expérience nouvelle et enrichissante, changer d’ambiance et de milieu de travail, dans un environnement dépaysant, tout en acquérant des compétences professionnelles diversifiées qui brilleront de mille feux sur un CV.

Partager ses problèmes

Et si ça ne va pas ? Si l’intĂ©gration ne se fait pas, si l’ambiance pèse, si la vie collective dĂ©plaĂ®t, si on n’est pas au diapason de l’équipe, comment faire pour ne pas tout gâcher ? Le mieux est de s’en ouvrir au responsable : parler est toujours possible et mĂŞme souhaitable. Chacun a droit Ă  l’erreur et il existe toujours une solution, mais elle viendra du dialogue car ce n’est jamais en ruminant ses soucis et ses angoisses dans son coin que l’on rĂ©sout ses problèmes. 
Parfois, il suffit de peu de choses pour que le déclic se fasse et que les choses s’arrangent. Les malentendus s’installent vite quand on vit ensemble dans une tension quasi permanente, avec une pression considérable, et on peut rapidement prêter à un collègue de mauvaises dispositions à notre égard alors que ce n’est pas du tout le cas. On interprète un sourire comme une moquerie, un regard comme un reproche, sans penser que l’autre est simplement préoccupé ou mal en point.

Trouver le juste milieu

« Alors, penseront certains, nous ne sommes pas lĂ  pour profiter du cadre magique, de la neige qui crisse sous les carres, des descentes grisantes ? Dans ce cas, pourquoi nous faire bĂ©nĂ©ficier de rĂ©ductions sur les forfaits des remontĂ©es mĂ©caniques et de nombreuses autres activitĂ©s ? » Il ne s’agit pas de s’interdire de profiter des joies de la station, mais de trouver, comme en toutes choses, une juste mesure : on peut se faire plaisir sans dĂ©border dans des excès qui nous transformeront le lendemain en zombie ou en marmotte. 
Le travail en station de ski, comme en n’importe quel autre lieu touristique, n’est pas facile : il faut du courage, de la bonne humeur, de la tĂ©nacitĂ© et de l’énergie pour faire face. C’est en maintenant un niveau d’exigence du dĂ©but Ă  la fin de son sĂ©jour que sera franchi sans problème ce premier cap des vacances de NoĂ«l. 
Alors, on y va tout schuss ?

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